Category Archives: Histoire

On prend les mêmes et on recommence

Certains dirons, grâce à l’Abbé Emmanuel-Joseph Sieyès qui dans ses grandes lumières disait, petit extrait de Wikipédia, tiré lui même d’un ouvrage que l’on peut consulté sur le site de la Bibliothèque nationale de France :

Il oppose le gouvernement représentatif (qu’il promeut) et le gouvernement démocratique (qu’il rejette) : « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789).

French canularstitution

French canular-stitution avec l’abbé Sieyès et Napoléon Bonaparte

Il semble que tout y est dit. Il est un des créateur de la constitution qui a été légèrement touché depuis, mais pas tant que ça… qui contient toujours ce dé truqué, comme disait (parmi d’autres) l’illustrateur britannique James Gillray en 1800 (voir illustration ci-contre), en anglais d’abord : « The French Consular-Triumverate, settl’ing the New Constitution, with a Peep at the Constitutional-Pigeon-Holes of the Abbe Seiyes in the Back Ground », ce que l’on peut traduire par : « Le Triumverat consulaire français, colonisant la nouvelle constitution, pipé par un trou de pigeon constitutionnel de l’Abbé Seiyes. ». Et depuis on nous bassine qu’on est en démocratie, de la naissance à l’âge adulte…

Ne pas voter n’a pas fait permis au FN de se hisser, il y était déjà… Stigmatisation des minorités, état d’urgence, gens interdits de sortir de chez eux dont une bonne partie après s’être fait défoncé la porte. Manifestation contre la tartuffade de la COP21 interdite pour des raisons de sécurité (et c’était pas mal au dehors aussi 2e vidéo), tandis que le marché de noël, ou l’on vent des kebabs à 8 euros et du sucre au gras à peu près au même prix, ou différents gadgets polluants, n’avait pas besoin de protection. Quelques gendarmes mobiles étaient bien placés devant le Grand Palais, à deux pas du palais de l’Élysée avec des camions anti-émeutes, dés le Salon des indépendants, et en préparation de la COP21 qui allait s’y dérouler. Sinon, on pouvait se balader au milieu de la foule, avec Kalashinikov, lance roquette ou plus si affinité, l’avenue était grande ouverte.

Un documentaire sympa (désolé, c’est sur Youtube), sur tous ceux qui ont pas voté et sur ce qu’est la (vraie) démocratie (celle d’Athènes (pendant l’antiquité), celle d’Islande (commencé après la crise de 2008) qui a mis les banquiers et politiciens en prison, stoppé le bankroute, relancé l’économie et multiplié les emplois) : J’ai pas voté.

Pendant ce temps, les Danois ont dit non par référendum au don à Europole de l’ensemble des informations de sa population.

Au passage j’y relève une erreur, l’utilisation de la peinture d’Eugène Delacroix, « La révolution guidant le peuple », il n’est pas de la révolution française, pas plus que la colonne de la Bastille d’ailleurs, mes des 3 glorieuses, de juillet 1848 (c’est écrit sur la colonne), révolte pour le passage d’une Monarchie à une autre.

Et merci à Gee et à son blog BD Grise Bouille pour la mise sur la piste. Vous y trouverez d’autres liens intéressants sur le sujet.

Je ne suis pas Charlie

Journal dont Philippe Val l’ancien directeur à attisé les tentions, à méprisé toutes les minorités, à appuyé toutes les guerres sales des néoconservateurs. Il a aussi beaucoup restreint ses dessinateur.

Je ne soutiendrais jamais la guerre que veux faire le gouvernement français en Irak.

Charlie Hebdo est né sur les cendres d’Hara Kiri. Un journal satirique dirigé par le professeur Choron, qui a été censuré et interdit en France, par le gouvernement, notamment pour ses positions anti-guerre.

Révolte des pieds bleus dans le Val-de-Vire au XVIe Siècle

Extrait de « Le Livre des chants nouveaux du Vaudevire » de Jean Le Houx, auteur qui nota des chansons paillards et de révolte du Val-de-Vire, dans le Calvados, qui inspira le théâtre de Vaudeville (r roulé ?).

Il s’agit ici d’un chant de révolte des « fouleurs de draps ». Dans des moulins à eau, des draps (plus généralement tissus), utilisés pour confectionner les vêtements (les bleus, les bleus de travail, qui donnèrent également les blue-jeans) étaient alors foulés avec de la teinture, mais le marché commençait à s’effondrer. Poussant à des révoltes ouvrières dans la région. C’est à cette période que furent créer le corps des Gens d’Armes (plus tard devenus gendarmerie nationale), alors ancêtres de la gendarmerie mobile (et de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS)) pour mater ces révoltes ouvrières. C’est également à cette occasion que furent créer les premiers syndicats ouvriers en France.

On doit aussi à ces œuvres l’expression « boire à tire-larigot » (en référence à une cloche très lourde fondue sous la volonté de l’archevêque Eudes Rigaud à l’église de Rouen, qui donnèrent l’expression «tire-larigot ».

Vaudevire de Jean Le Houx

Moulin fouleur linogravé dans Inkscape
Voyant en ces vallons Virois
Des Moulins fouleurs la ruine
Où nos chants prindrent origine,
Regrettant leur temps ie disois :
Où sont ces Moulins, ô Vallons ;
Source de nos chants biberons ?

Le traficq de nos pères vieux
Étoit jadis en Drapperie ;
Le bon Basselin lors en vie
Se resjouissoit avec eux.
Où sont ces Moulins, ô Vallons,
Source de nos chants biberons ?

Aux Moulins qui fouloient leurs Draps
Sur ceste rivière jolie,
Beunoient d’autant par drolerye
Sildre qui valloit hypocras.
Où sont ces Moulisn, ô Vallons,
Source de nos chants biberons ?

Basselin faisoit les chansons
Qui de là sont dits Vaudevires,
Et leur apprenoit à les dire
En mille gentilles façons.
Où sont ces Moulins, ô Vallons,
Source de nos chants biberons ?

Or bien le bon temps est passé
De toute chose une pose
Va dons mon corps et t’y repose.
Besoist soit-il qui t’a versé !
Bon vin, si nous ne t’avallons,
Se perdroient nos chants biberons.