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20 February, 2010

(Français) Haski continue ses délires

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Et voila que Pierre Haski, l’expert Chine (et pour l’occasion Asie) de Rue89, continue ses délires…

Il nous dit (voir capture d’écran ci-dessous) que les Vietnamiens et les Cambodgiens fêtent le têt. Encore une preuve irréfutable de sa connaissance de la Chine (et de l’Asie) qui pourrait être comparable à la connaissance de BHL en philosophie…

La têt est le nom vietnamien de la fête du printemps fêtée chez les Chinois, puisque le Vietnam est partie intégrante du Monde Chinois. Les Vietnamiens écrivaient en effet autrefois en Chinois jusqu’à ce que les Européens les contraignent à utiliser une écriture latine, avec des signes permettant tout de même de reconnaitre les différents tons de la langue vietnamienne.

Voila une capture la page (un petit personnage illustré sur la page à volontairement été masqué pour ne pas montrer publiquement son handicap).

Les Cambodgiens quant à eux, ne fêtent pas le nouvel an en même temps que les Chinois, mais en même temps que les Laotiens, les Thaïlandais ou les Indiens bouddhistes. A Paris, la plus célèbre de ces célébrations se passe dans le temple bouddhiste du bois de Vincennes, près du lac. Pour les Indiens hindouiste, le nouvel an se situe vers fin août/début septembre, avec la fête de Ganesh.

Visiblement Pierre Haski ne connait pas les chinois du treizième arrondissement, qui sont majoritairement de la communauté Chaozhou (潮州) en mandarin. Chaozhou est souvent écrit Teochew dans le XIIIe ou Diodiu dans leur propre dialecte de la langue Min-nan, chinois médiéval également pratiqué à Taïwan, dont la variante y est appelé taïwanais en République de Chine (Taïwan). On retrouve d’ailleurs une partie importante de la communauté taïwanaise dans le XIIIe.

Les Chaozhouren (潮州人) sont majoritairement arrivés du Cambodge, pour fuir les massacres perpétues sous Polpot, dans les années 70. D’autres viennent également du Laos ou du Vietnam fuyant bombardement américains ou répressions locales, ce qui explique la mixité du XIIIe.

Pierre Haski connaissant visiblement très peu les chinois doit confondre Chinois du Cambodge (il n’a jamais du parler avec des chinois du XIIIe) et Cambodgiens. Espérons qu’il communique ou se renseigne un peu la prochaine fois avant de sortir d’autres grosses bêtises.

Pour la culture générale, dans les autres quartiers chinois (Belleville, Arts & Métiers, Gare de Lyon, Crimée), les Chinois sont majoritairement originaire de Wenzhou (温州,province du Zhejiang (浙江), dont la préfecture est le paradisiaque Hangzhou 杭州).

Au passage, les critiques de cet Haski à l’égard du petit homme ‘Sarkozy pour les téléphages) que certains surnomment Fourtriquet en mémoire d’Adolf Thiers, pourrait également être adressé à l’égard du locataire de l’hôtel de Ville de Paris, Monsieur publicité (JC Decaux & co) et privatisation de Paris, j’ai nommé Delanoë.

Cet autre petit Monsieur après avoir invité l’homophobe Tenzin Gyatso (surnommé Dalaï Lama, devenu chef gouvernemental du Tibet en 1950, soit 1 an après le retour du gouvernement Chinois sur le plateau du Tibet, et fuyant son poste 9 ans après), reçoit l’ambassadeur de Chine en France et quelques autres dignitaires, qui fêtent le tout avec un spectacle tout à fait dans la tradition chinoise. On y voit notamment les danses des lions, mais également la très célèbre chanson « Wo ai zhongguo » (我爱中国, J’aime la Chine), représentée par les habituelles 52 minorités chinoises (incluant les tibétains).

Ouf, Delanoë se réconcilie donc avec la Chine unifiée… Cela dit que dans le quartier Gay de Paris, le maire, lui même Gay encourage un homophobe aura à peu près la même valeur que son engagement sans égal envers la politique coloniale sanguinaire d’Israël dont il défend un prisonnier de guerre arrêté en territoire envahi, mais refuse de défendre les envahis injustement kidnappés…

Au passage la Champagne à coulé comme d’habitude à flot dans le somptueux hôtel de ville, (il n’était pas mauvais). Les contribuables SDF de Paris apprécierons…

16 December, 2009

Les copains de Patate

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De gauche à droite : Oignon blanc, je sais pas, Carotte jaune, je sais pas, (mise à jour : carottes violettes purple haze, oui elles ont aussi le cœur orange) carotte orange et au dessus Mlle Orange.
Variétés anciennes de racines, bio. La carotte jaune sent bon, les deux carottes sont énormes et bonne au gout (je me suis mis au carottes bio comme les autres ont plus du tout de gout depuis quelques mois).
2,80€/Kg et parfois 2€/Kg les fruits et légumes sur le marché (on mélange tout dans le panier).

Ca fait plus cher que les tomates à 1€/Kg, que les carottes sans fout à 2€ les 3Kg, ça reste le prix classique pour le brocoli et d’autre produits, mais sans les poisons et ça a du gout. ça pousse a prendre varié et en moins grosse quantité, puisqu’on peut mélanger comme tout est au même prix et qu’on peut donc mélanger.

Bon, après ça je prend tout de même du tofu OGM (probablement Monsanto) parce que malheureusement les tofutiers de Paris (c’est comme ça que j’appelle les boutique spécialisées, qui fabriquent elles même le tofu qui est bon) se fournissent en haricots de soja canadien (garantie 100% OGM donc). Pour info, il y en a 2, rue Ranpal dans le XIXe et un rue de Turbigo, à coté d’Arts et Métiers.

20 August, 2009

Beijing 2009

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Les constructions galopantes de Pékin sont bien connues. Ce que l’on dit moins, c’est que les constructions sont limitées en hauteur selon la zone. Dans le centre de Pékin, au milieu de ce qui pourrait être le premier périphérique, les construction ne doivent pas dépasser la hauteur de la cité interdite. Plus généralement les immeubles de grande hauteur son interdits, sauf les grattes ciel de bureau d’affaire dans le quartier d’affaire à l’Est de la gare de Pékin. Plus en périphérie, à l’extérieur du 4e périphérique, les immeubles d’habitation peuvent être de taille plus imposante dans certaines limites. On y vois des constructions de grands ensembles d’habitations avec grands jardins. L’espace entre deux immeubles est également très règlementée, ce qui permet d’avoir toujours une assez bonne luminosité et vue du ciel. Ce n’est pas le cas à Shanghai ou Paris par exemple.

Au Nord Est de la ville, le quartier des beaux arts 789 (789美术区), dans l’arrondissement de Chaoyang (朝阳区), sur la rue 酒仙桥路, au Nord Est de la ville, proche de la voie aéroport express, est un quartier d’art contemporain, installé dans des usines désaffectée. L’activité y est aussi intense que dans les centres d’art contemporain équivalents en Europe. On voit en bas de cette photo une balayeuse avec le costume traditionnel de la balayeuse chinoise, chapeau de paille pour la protection du soleil, manchons pour protéger les vêtements, bleu de travail pour le pantalon et balais utilisant des brindilles de bois comme poils.

Plusieurs artistes contemporains également connus en France exposaient ce jour là, à la plus grande galerie, l’UCCA, structure privée, actuellement gérée par un Jêrome Sans qui gérait autrefois le Palais de Tokyo à Paris.

Parmis les artistes invitée, Feng Mengbo (冯梦波) qui fait cet écran gérant en pixel art animé

et Yan Peiming (严培明), professeur aux beaux-arts de Dijon et de Shanghai, qui a exposé il y a peu au Palais du Louvre, dans « Les funérailles de Mona Lisa », qui est loin d’être ce que j’ai préféré de lui.

Une autre photo du 798 (contrairement au nombre que l’on voit :

Si on continue verts le Nord, on commence à se retrouver dans la campagne pékinoise, composé de petits villages plus ou moins éparses. La aussi on réaménage à grande vitesse. La municipalité de Beijing à tout de même décidé de limité l’expansion de la population de 15 millions d’habitants actuels à maximum 18 millions d’ici 5 ou 10 ans.


Il s’agit probablement d’une des dernières charrettes à chevaux de Pékin, qui parait d’un autre temps au milieu de la modernité des véhicules du centre de Pékin. Ces quartiers ruraux, hutongs de campagne sont dans la municipalité mais hors de la ville, à 30 minute du centre ville, en passant par les autoroutes périphériques pékinois.

Ici un hutong assez luxueux de la campagne Pékinoise, au Nord Ouest. On fait pousser des légumes (un haricot d’au moins 40 cm de long) et courges (南葫芦 entre autre) le long de ces palissades. Quelques oies courent librement, et juste à coté une restaurant de spécialités de la campagne, lait de soja au gout fumé, champignons qui sèchent accrochés aux murs, spécialités de doufu (tofu), plantes sauvages et courges. Un régal.

Une meule à lait de soja (豆奶 ou 豆将) , on y place les pois de soja à presser pour en tirer le jus qui sert également au doufu (豆腐) (tofu).

Dans pékin, on peut croiser dans certains endroits, notamment les parcs, des poètes calligraphe, qui passent quotidiennement de longues heures à calligraphier des poèmes sur le sol, avec des pinceau à l’eau. Le travail est donc éphémère. On peut également trouver dans les articles de beaux arts, des panneaux spéciaux pour s’entrainer à calligraphier à l’eau, de couleur grise, ils deviennent presque noir ou le pinceau à déposé de l’eau. C’est une formule plus économique et écologique pour s’entrainer à écrire que le papier de murier et l’encre de chine. On peut trouver ce type de feuille pour 1€ au marché des grossistes en bureautique et beaux-arts (永外城文化用品), non loin du Temple du ciel.

Je suis désolé pour lui, je n’arrive pas a retrouver sa carte au moment ou je l’écrit, dès que je la retrouve, je fais un lien vers son site. Il travaille à coté de la brocante Panjiayuan (潘家园) ou ca vaut le coup de diviser les prix d’au moins la moitié quand on a une tête d’étranger comme moi.

Le quartier de Zhongguancun (中关村) (sur la ligne 10, au Nord Ouest) est un quartier également interessant pour les jeux vidéos, livres et beaux-arts.

20 August, 2009

durian birthday

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happy durian

Durian project

9 August, 2009

Shanghai 2009

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C’est la deuxième fois que je fais le couplet Shanghai-Beijing en vacances. Cette fois ci, je n’ai pu passer qu’une journée à Shanghai, mais une dizaine de jours à Pékin. Voici un résumé en photo de quelques moments marquants de Shanghai. Lors de mon premier séjour, j’ai pu me promener a Suzhou, Hangzhou et quelques villes du Jiangnan, d’ou j’ai tiré la photo, puis la peinture de l’article, rue de Wuzhen, il faudrait que je développe ça.

Donc, une première partie sur Shanghai.

Ca commence dès l’aéroport de Paris Charles de Gaulle avec un avion Airbus A340 de la compagnie aérienne Chine de l’Est (中华东方航空) aux couleurs de l’exposition universelle de Shanghai de 2010

Dans l’avion une caméra embarquée sur la queue de l’appareil permet de voir l’avion en temps réel.

En arrivant à Shanghai, le temps été nuageux, durant quelques secondes, on pouvait voir une vision un peu fantastique vers l’Ouest. Les trois plus grandes tours de Shanghaï sortant dépassant des nuages. Je n’ai pas pu photographier cet instant, j’ai donc tenté de rendre cette ambiance à l’aide d’un croquis à l’aquarelle.

Depuis l’aéroport j’ai voulu prendre la ligne à sustentation magnetique Maglev qui relie l’aéroport à la ville. Il a l’avantage d’avancer à 301 km en vitesse de croisière (il peut avancer à plus de 400 en vitesse de pointe mais ne le fait pas, du moins pas dans cette direction, quelqu’un m’a dit qu’il le faisait dans le sens ville => aéroport international). Sur l’autoroute survolé, les voitures sont limitées à 50 Km/h.
Ce train est tout de même quasiment vide à cause de son prix exorbitant 50 RMB (environ 5€, ce qui équivaudrait à 50€ pour des Français). Ce train serait moitié prix (25€, prix de la ligne rapide entre l’aéroport de Pékin et la ville), il serait probablement quasi plein. Autre inconvénient, il ne s’arrête pour le moment qu’a une station de métro éloigné de 5 ou 6 stations de métro du centre d’affaire. Il devrait être étendu à l’aéroport internationalHongqiao (虹桥国际机场) pour 2010, permettant de relier les deux en 15 minutes environ.

En arrivant dans les rue de Putong, on peut se laisser impressionner par la nouvelle grande tour, qui est entre le décapsuleur au design à la Starck et la tour bien pensée pour éviter les crashs des avions détournés, c”est avec ses 492 m, la deuxième la plus grande du monde (après celle de Dubai), si l’on ne compte pas les antennes. Si on compte les antennes elle est troisième après Taipei 101 à Taiwan.

En arrivant dans Shanghai, dans l’ambiance, en dehors des jeunes gens (moyenne 30 à 35 ans) très pressés et des nombreuses voitures, on remarque une odeur très typique à la Chine (pour nous Européens) et le bruit de sortes de criquets. La photo est ratée, contre jour + telephone portable oblige.

J’ai eu la chance, au moment d’aller au musée des beaux-arts de Shanghai (上海美术馆), Place du Peuple (人民广场), de tomber sur le vernissage d’une exposition sur Dali (intitulée « Salvator Dali in Shanghai »), mer permettant de voir une bonne rétrospective de ses estampes, de quelques unes de ses illustrations et sculptures, travail que je ne connaissais que très peu et que je n’avais jamais vu à Paris.

Dans le jardin avoisinant, des centaines de feuilles de lotus, remplies d’énormes goutes de rosées, et des joueurs de cartes un peu partout.

On voit ici le décalage entre le vieux Shanghai colonial des quartiers français et les tours modernes chinoises entourant la Place du Peuple, à l’Est de cette place, la rue de Nanjing (Nankin) (南京路), pièges à touristes locale, pleins de magasins (de chaines) bas de gamme à prix élevés, comme les Champs-Elysées à Paris ou Wangfujing (王府井) à Pékin.

Avant de partir, j’ai juste eu le temps de monter dans la fameuse plus grande tour; le Centre mondial des finances de Shanghai (上海環球金融中心), de laquelle on voit la tour Jinmiao, ancienne plus grande de Shanghai. Pour monter, il faut compter entre 100 et 150 yuans (exorbitant pour un local moyen) selon l’étage voulu, j’ai tenté l’aventure, me disant que je n’y repasserait peut être pas de si tôt. Les voitures sembles des tête d’épingles sur des mini-rails. Et les gigantesques autres tours, petites. Il faut une minutes pour arriver aux 410m (celui à 100 yuans). Cette photo à été prise au plus haut étages visitables par les touristes, 474 m + 1 m, hauteur de ma main.

Enfin, une petite fantaisie toute chinoise, une tour de plusieurs centaines de mètres de haut dont les parois sont parsemées d’énormes colonnes grecques.

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