Ce week-end, à Étretat,

Il y a eu un concours de peinture sous l’œil vigilant des gardiens de la ville :

La compétition à été suivit d’une vente aux Enchères, où, pour la première fois, j’ai tenté de vendre une de mes peintures et elle à été achetée. Plusieurs personnes ont surenchérit et les charmants acheteurs, au joie, ont eu la même vision que moi de la peinture que j’avais créé.

Les entraînements numériques ne m’ont pas été complètement inutiles.
En ce moment, je m’essaie un peu aux pliages, j’ai voulu faire un cadre en carton pour presenter une peinture de petite taille, comme on trouve aujourd’hui, des toiles sur chassis, de 8×6cm. Ne connaissant que très peu les méthodes utilisées pour ce type de façonnage, voici comment j’ai procédé :


Croquis du cadre
Il est toujours mieux et plus rapide de commencer, après avoir pris les mesures du chassis, par des croquis du cadre, vu sous différents angles pour déterminer la façon dont j’allais le faire. J’ai été très ambitieux au départ et ai voulu faire un cadre beaucoup plus évolué, qui aurait un pied inclinable et ferait le tour du tableau (voir les croquis préparatoire). Le chassis doit pouvoir être enlevé ou remis à volonté sur le cadre mais rester coincé si l’on ne tire pas dessus.
Dans l’idéal j’aimerais faire des cadres sans colle, comme pour les origami ou les emballages de materiel éléctronique d’aujourd’hui. J’ai un peu observé des emballages pour connaitre quelques principes, ainsi qu’un livre spécialisé « Structural package designs » (Modèles structuraux de conditionnement), cela m’a fait comprendre quelques principes de base. Mais je voulais faire quelque chose de nouveau, sinon il n’y aurait pas eu (autant) de plaisir. Après quelques croquis préparatoires il m’a paru plus prudent de commencer par quelque chose de relativement plus simple que mon idée de départ. J’ai fait L’origami de rose entre temps mais cela a du avoir assez peu d’influence sur la construction finalement.

Patron du cadre
J’ai voulu faire le schéma à plat, d’abord à la règle, d’après les croquis, mais me suis finalement dit que ce serait plus simple de faire ça numériquement. J’ai donc choisi tout naturellement Inkscape, qui permet de faire des dessins précis, avec l’aide de guides et d’imprimer ensuite pour découper. Je vais prochainement détailler la partie Inkscape dans un article sur le site Inkscape-fr.org. J’ai d’abord fait une version en papier pour m’assurer de la faisabilité. Ca avait l’air de tenir la route, j’ai donc refait une version en carton en tenant compte de l’épaisseur de celui-ci (arrondi à 1mm) pour les plis. J’ai malheureusement fait des languettes (la partie que l’on colle pour maintenir la structure) un peu petite et même la glue n’a pas suffit, j’ai du mettre un peu de ruban adhésif à l’interieur pour maintenir la sturcture.
Quelques règles simples en découpage carton, acquises par cette experience :
* Prévoir 1 mm de moins pour la partie qui va être collée à l’interieur.
* Faire des languettes assez longues !!
* Eviter les recoins d’1 mm de large, très dur a decouper proprement au cutter.
* Pour avoir quelque chose de précis, utiliser les unités mm dans le préférences du document d’Inkscape.
* Pour les objets, choisir une épaisseur de contour noir de 0.01 mm afin d’avoir de la précision lors de la découpe et un remplissage transparent.
On peut appliquer ces reglages à la fin (sur un objet puis ctrl+c (copie), ctrl+a (selectionne tout) et ctrl+maj+v (colle le style).
Voici le fichier SVGZ du cadre-boîte que vous pouvez ouvrir avec Inkscape. Sur cette version les languettes ont été corrigées.

Impression
Le problème est que le carton ne passe généralement pas dans l’imprimante, il faut donc imprimer sur du papier puis attacher la feuille au carton avec des pinces ou trombones et enfin découper le carton à travers le papier. Encore une fois, il n’est pas inutile de faire une première version en papier pour essayer le découpage.

Découpage
Ce que j’ai appris par cette experience :
* Une fois attaché, il vaut mieux passer plusieurs fois le cutter au meme endroit plutôt que d’arracher manuellement après un premier passage ; cela permet d’avoir des bords plus nets.
* Tenter, tant que possible, de couper de l’interieur du patron vers l’exterieur

Pliage et collage
Il faut commencer pour le carton par faire des rainures du coté qui sera plié en creux afin de faciliter le pliage et d’avoir quelque chose de plus net, il y a differentes méthodes pour ça :
* Marquer au stylo
* Marquer au cutter avec la partie métaillique qui contient la lame, pas avec la lame elle même.
* Marquer avec le dos de la lame de cutter (découpe légèrement, ça aide un peu a plier plus droit peut-être).
Je ne sais pas quelle est la mieux, j’ai pas eu de resultats super satisfaisant, je ne suis pas trop content de la finition sur les plis, même si je suis content d’avoir reussi cet exploit.
Il faut ensuite trouver l’ordre de collage le plus approprié, afin que les coupes à 45° correspondent bien, que tout tombe en face et que les parties collées n’empêchent pas d’accéder aux autres parties à coller. C’est sans doute une des étapes les plus stressantes. Vivement une version sans colle ;).
J’ai fini par abandonner le collage de la partie arrière trouvant l’ouverture possible bien pratique pour y ranger des surprises ou pour tenir la peinture debout sur une table, rejoignant ainsi mon optique de départ.

Et le couvercle
Vous pouvez trouver le SVGZ du couvercle du cadre-boîte ici, toujours à ouvrir et imprimer avec Inkscape.
J’aime bien le coté brut du carton et le préfère à celui du carton couché (plastifié) que j’ai caché a l’interieur, mais bon, puisqu’on est dans l’art autant aller plus loin, j’ai donc peint le couvercle avant de l’offrir, en laissant le carton brut apparaitre bien entendu :) :

Ce cerisier est à l’acrylique, ça évite les auréoles qu’aurait fait l’huile sur du carton si l’on ne remplit pas toute la surfaçe. Ca sèche aussi plus vite (quelques minutes au lieu d’un an. La portrait de la toile, que je suppose de lin, est par contre à l’huile, permettant des nuances plus délicates. Le scan ne rend pas les empâtement de l’acrylique, mais on les voit sur la photo du début de l’article. Par contre, j’ai rendu les couleurs plus proche de l’original à l’aide de Gimp, mais n’ai pas tout à fait réussi pour les fleurs.
Résultat final
Voici le résultat final, la personne dont j’ai fait le portrait étant activement recherché par Interpol, je n’ai laissé qu’un détail, sans doute important, mais qui ne permet pas de reconnaitre la personne activement recherchée.

J’ai pour projet de faire une série de portraits cet été pour éventuellement faire une expo à la fin de l’été ou en automne. Ce travail m’y a motivé, le cadre est important dans la présentation des œuvres, mais l’échelle sera autre et le cadre ne pourra sans doute pas être fait avec ces techniques sans l’aide d’un imprimeur/façonneur professionnel..

A l’occasion de la fête des jardins, j’ai pu visiter pour la première fois les jardin du musée Albert Kahn et comme c’est le premier dimanche du mois et que donc les musée nationaux étaient gratuits, je suis retourné au musée d’Orsay voir la magnifique exposition sur le peintre Lovis Corinth…
Le musée Albert Kahn de Boulogne, situé juste à coté du terminus de la ligne 10 du métro, comporte différents jardins. Un jardin français (poiriers, pommiers, roseraies), un jardin anglais (avec un petit décor de pierre un peu chinois), un jardin japonais traditionnel avec des maisons populaires (民家, minka, minjia en chinois) et un jardin japonais contemporain. Ainsi que plusieurs mini-forêts : Forêt Vosgienne, forêt bleue (les arbres sont choisis pour leurs couleurs tirant vers le bleu), et une forêt à moitié sauvage, où les fleurs sont laissées libres de pousser comme elles l’entendent.
D’après ce que nous ont décrit les guides, Albert Kahn était un Juif Alsacien, exilé d’Alsace lorsque celle-ci a été prise par la Prusse. Il a fondé sa fortune en utilisant la main d’œuvre esclave d’Afrique du Sud dans les mines d’or, il est devenu banquier, se constituant une fortune colossale. Cela lui a permis de voyager et de s’ouvrir au monde et de s’éloigner des livres scolaires de son époque enseignant une hiérarchie des races. Il a alors décidé de montrer les différentes cultures du monde pour cesser cette vision raciste des différentes cultures. Il reprend donc les idées des lumières et de la révolution française, un peu oubliées en France à la fin du XIXe (bon, c’est pas tout à fais vrai puisque ca suit un peu les idées internationalistes de Marx et de ses inspirateurs comme Proudhon et la Commune de Paris).
Ayant financé l’effort de guerre japonais contre la Russie, pour quelques îles du nord de l’Archipel, le Japon l’aurait remercié. Il s’inspire alors avec quelques décénies de décalage du japonisme (passion des arts japonais) qui avait inspiré le peintre Claude Monet pour son jardin de Giverny (ils étaient membres de la même société de passionnés de jardins), Gauguin ou les Nabis, après la 1ere invasion du Japon par les USA en 1853 et l’ouverture forcée de l’Ère Meiji qui en suivit.
Il finit ruiné, la bourse sa monte et sa descend, crise des années 30. Le département de la Seine saisie son jardin et sa maison pour rembourser ses dettes, mais décidé de le conserver et de le laisser habiter a cet endroit. Il meurt au moment de l’arrivée des allemands à Paris, lors de la seconde guerre mondiale, les guides n’ont pas précisé si il était mort de vieillesse ou par les allemands pour ses origines.
Il a financé pendant sa période humaniste, des chercheurs, les envoyant aux quatre coins du monde prendre des échantillons de plante et des autochromes (plaques photographiques couleur inventées par les frère lumières). Ils ont notament photographié les murailles de Pékin (dont il ne reste que certaines portes aujourd’hui et la vie des chinois sous la dynastie Qing de la minorité Mandchoue et les envahisseur internationaux.
Excellente exposition Lovis Corinth au musée d’Orsay> (Affiche de l’expo)

Cette exposition sur Lovis Corinth, un Prussien (plutôt de la partie intégrée à la Russie maintenant), ayant cotoyé des impressionnistes à Paris. Entre impressionnisme et expressionisme, avec pas mal de réalisme, reprenant des scènes des mythologies grecques, romaines et chrétiennes, les détournant avec humour. Des portraits, des nus, des scène de différents métiers, beaucoup d’autoportraits et quelques paysages dans sa période expressioniste. Touches très fortes, magnifique travail de couleur, beaucoup d’humour et de sensibilité, une expo à aller voir. J’ai tellement apprécié que j’y suis allé 2 fois et j’aurais bien pris le catalogue de l’exposition (énorme pavé), si l’impression quadrichromique pouvait permettre un rendu parfait des couleurs.
(Autoportrait de Lovis Corinth, source wikipedia)

Bélier delle langhe
technique : pochade acrylique, d’après photo d’Arthus Bertrand
temps : 2h30 environ
L’animation faite avec crayon + table lumineuse pour l’animatique en noir & blanc.
Le décor est peint en vitesse à l’acrylique.
Le tout est assemblé sous Gimp animation package (GAP), puis le cochon colorié avec les outils de Gimp sous GAP.
Cette animation date de juin 2007.
The animatic was made with paper and pencil on lighting table.
The background is quick acrylic painting.
The whole is scanned/assembled with Gimp Animation Package (GAP), then the pig is coloried with gimp tools with GAP.
This was done in june 2007
这是铅笔和压克力动画。我用Gimp GAP装配动画。2007年流月的工作。

Cliquer sur l’image pour récuperer/voir l’animation (format xvid)
Click on the picture to download/view the animation (XviD format)
Pencil free and open source animation tools now works on Linux/Mac/Wine there is even an Ubuntu package on the Pencil site. I don’t understand everything (how to move object/camera/vector graphics ?), but it looks good and doesn’t crash ;). Graphic tablet pressure is well supported (even via X11 remote network display :) ).

Il s’agit toujours du cerisier en fleur d’il y a quelques posts. Maintenant, il ne reste plus que quelques fleurs, les feuilles ont poussé. Cette pochade ne représente qu’une partie de l’arbre.
Technique : Acrylique sur boite en carton.
Dimension : Scan 100dpi sans retaille.
Voici une pochade faite sur la promenade plantée (également appellée coulée verte), à Paris. Il s’agit de bambous, même si cela ne se voit pas, le but étant plus de saisir les couleurs, l’éclairage que les formes des feuilles. J’ai scanée en 100dpi, cela peut donner une idée de la taille de l’image originale.

Technique : Acrilique sur carton de gateau
Temps : inconnu ???
taille : 100dpi non modifié.