Exposition de peintres chinois à Rambouillet

Exposition de peintres chinois à Rambouillet
Jusqu’au 1er mai se tient à Rambouillet une excellente exposition de peintres chinois. Une grande diversité des styles et des techniques, toujours de très bon peintres, et une excellent vidéo didacticielle de peinture traditionnelle, dont malheureusement la qualité de l’image laissait à désirer (probleme de réglage de la télé ?).
J’ai bien aimé les grands paysages, traité de façon contemporaine, avec de la technique traditionnelle. On y sent l’influence occidentale, sans non plus perdre le style chinois. Des portraits de personnages de différentes régions, dont le xinjiang, province turcophone chinoise. Ou des portraits de personnages plus traditionnels, pêcheurs, philosophes, etc…
Après la visite de l’exposition, j’ai profité de ce petit voyage pour faire le tour de la ville et surtout du parc. Il y a le « Rambolitrain », musée du chemin de fer, avec des trains miniatures sur de grandes maquettes de paysages, comme savent le faire les passionnés, dont on m’a dit beaucoup de bien, mais je n’y suis pas allé.
Le parc est assez sympa, dans le genre des grands parcs avec étang de la renaissance (Vaux le Vicomte, Versailles, Sceaux, etc…). Quelques oies, canards et autres grands oiseaux que je n’ai pas reconnus. J’avoue ne pas avoir été très envouté par le reste de la ville, qui ressemble à de nombreuses petites villes bourgeoises de la région parisienne. Il y a la forêt de Rambouillet qui est parait-il assez bien, mais je n’ai malheureusement pas eu le temps d’y passer.

Sun Wukong, Xiyouji et boules de dragons.

Sun Wukong brise un mur
Sun Wukong (孙悟空), plus connu des Japonais et des Européens sous le nom de San Goku (prononciation japonaise) est le roi des singes dans le roman mythologique « Xiyouji » (西游记), traduit par « Le voyage en occident », « Les périgrinations vers l’Ouest » et quelques autres aproximations qui signifient toutes la même chose. Un voyage vers l’Inde, qui est effectivement à l’Ouest de la Chine.

Ces 2 peintures de ce personnages trouvé sur les poutres des bâtiments entourant le palais d’été (actuellement en travaux de rénovation pour les J.O. de Beijing 2008).

On reconnait sur le detail ci dessus, les personnages de Xiyouji; Wukong, est suivi a sa droite du cochon Bajie (Zhu Bajie) du moine et du bonze avec son cheval. Wukong (nom de famille : Sun), est sur un nuage et porte toujours son baton rouge qui grandit à volonté. Ca rappellera quelque chose à ceux qui ont vu le dessin animé ou la B.D. Dragonball.
L'équipe de Xiyouji

Sur l’illustration complète (cliquer sur l’image pour la voir), on voit un personnage entouré par du feu, cela me fait penser aux patins à roulettes de feu de Nezha, d’autant plus que ce personnage utilise une sorte de fouet (comme Nezha qui recupere le bulbe rachidien d’un dragon comme arme), mais il a l’air vieu par rapport a Nezha qui est un enfant. A la fin de la version en dessin animé de Nezha naohai (哪吒闹海, Nezha et la mer bruyante, du Studio de film d’animation de Shanghaï), on voit une éspece de totem géant representant un dragon, entourant un baton. On retrouve ce motif en double, Place Tian An Men (devant l’entrée de la Cité interdite), ainsi que dans des monastères taoïstes.

Une autre illustration étonnante est le mur des 9 dragons aux perles qui se situe dans le parc Beihai, au nord ouest de la cité interdite. Cela rapelle étrangement les boules de dragons que doit collecter Sun Wukong dans Dragonball. Je ne sais pas si c’est cela qui a inspiré l’auteur de ce manga. On retrouve également des motifs à 9 dragons à différents endroits de la Cité interdite.
mur des 9 dragons aux perles

A noter que Xiyouji à été adapter au moins 3 fois en longs métrages d’animation. en 1941, en noir & blanc, par les studios de Shanghaï (bien avant Blanche Neige de Disney donc), en 1960 par Osamu Tezuka (le célèbre mangaka japonais, père d’Astro), et de nouveau par les studios de Shanghaï en 1964, mais en couleur cette fois avec Danao tiangong (大闹天宫, grand bruit dans le palais célèste). C’est cette troisième version qui restera la plus célèbre pour tous les chinois.

Dans le roman original, l’occident represente l’Inde, ou le moine part chercher des sutras. A la fin des aventures, Guanyin, la déésse bouddhiste de la compassion, récompensera Sun Wukong. On voit également cette avanture sur certains rouleaux illustrés anciens.

Marie et Guanyin, sœurs jumelles

Guanyin à l'enfant
Dans un precedent articles, je parlait de la ressemblance étonnante entre Marie (la mere de Marie dans la representation catholique et Guanyin, déesse de la compassion, dans le bouddhisme chinois. Le bouddhisme (via l’hindouïsme) comme la catholicisme (via la religion celte) étant toutes 2 des religions dérivées des vedas, du moins pour les representations de leurs saints/boddhisatva. J’avais un peu recherché à ce moment et m’était aperçu dans certains articles qu’on parlait d’une Guanyin avec un enfant, et non pas avec un vase comme representé le plus courament. Cela confirmerait un rapprochement tres important.

Guanyin verse le vase
Voilà qu’en visitant la ville de Fengzhen, dans le Jiangnan, à l’Ouest de Shanghaï, je tombe sur un temple mixte taoïste et bouddhiste. Un batiment sur la droite était reservé à Guanyin, tandis que le batiment principal, contenait un énorme dieu taoïste, et le batiment de gauche, d’autres dieux taoïstes et un totem. Le taoïsme, aurait commencé comme la majorité des religions par du chamanisme (des esprits dans chaque chose), puis serait passé par du totemisme (des dieux animaux), avant de devenir une religion théïste (des dieux antropomorphes). Les fondements de la mythologie chinoise, sont associé au taoïsme. Le bouddhisme arrive plus tard, et vu la ressemblance des statues de boddhisatva, à certainement été tres influencé.

Marie et Guanyin
Le plus frappant à été sur la 3e status de guanyin. Elle versait son vase (habituellement il est debout dans sa main), et a ses pieds, en tout petit, il y avait une autre guanyin à l’enfant. Celle ci est plus que ressemblante avec la Marie que j’avais vu sur le livre trouvé à la bibliothèque Forney de Paris :

États-Unis d’Amérique, Irak et la non-liberté de la presse.

En me promenant un peu sur le net, je suis tombé sur cet article interressant sur la restriction de la liberté de la presse, et assassinats en Irak par les États-Unis d’Amérique.

Dans le même domaine, j’ai l’impression que sous la pression des U.S.A. la politique de rapprochement entre l’île de Taïwan (République de Chine) et la Chine continentale (République populaire de Chine) est occultée par les journalistes occidentaux.

Un peu d’histoire :

La République de Chine à été proclamée après la 1ere révolution chinoise de 1911, chute du dernier empereur, menée par Sun Yat Sen et son parti le Guomindang (parti nationaliste chinois). Ce parti aidé par le parti communiste chinois, et le soutient logistique de l’URSS ont repoussé les 8 colons (U.S.A., Japon, France, U.K., Allemagne, Portugal…). Apres l’assassinat de Sun Yat Sen, il y a eu rupture entre le PCC (dirigé par Mao Zedong) et le Guomindang (dirigé par Tchang Kaï-chek, qui devient hostile au PCC). Ce dernier se refugie sur l’ile chinoise de Taïwan, aidé par les USA. Le PCC prend le pouvoir, et la République de Chine devient République populaire de Chine, la capitale qui était Nankin (Nanjing) redevient Pékin (Beijing), comme au temps des empereurs. Depuis ce temps pour la R.de Chine, à Taïwan, la capitale est toujours officiellement Nankin, même si la ville est inaccessible.

Le guomindang à perdu les dernières elections presidentielles il y a quelques années, mais à decidé de renouer avec le PCC. Les taiwanais peuvent rentrer de nouveau en Chine continentale pour revoir leur famille, 4 lignes d’avion regulières ont été réouverte debut 2006 entre Taipei (capitale administrative de Taiwan) et 4 grandes villes chinoises. Le nouveau président taïwanais quand à lui veut rebaptiser La République de Chine, République de Taïwan, mais il à été désavoué par la population dans les élections régionales suites à differentes affaires de corruption.

President du Guomindang au Yong he gong à Pékin

J’ai eu la surprise en visitant le temple bouddhiste lamaïque (Tibétain donc, les Panchem lamas predecesseurs des Dalaï lamas ayant été remis en place par le PCC) « Yong he gong » de Pékin de voir l’actuel président du Guomindang qui venait signer quelques protocols avec l’actuel président chinois dans le cadre des protocols de réunification politique. J’ignore quelle était la raison de sa visite dans ce temple, toujours est il qu’il s’y est fait remettre une écharpe blanche (au centre de cette photo) dont j’ignore également la signification.

Le temple Yong He Gong abrite parmis ses nombreuses sculptures un étonnant Bouddha de 18 mètres de haut. Les bouddhas tibétains ont généralement les cheveux bleus. Ils ont aussi dans leur mythologie integré des personnages avec des visages un peu animaux. Dans le bouddhisme des Han, on retrouve plutôt des personnages à visage humain, assez proche des personnages du taoïsme et de la mythologie chinoise.

Retour de Chine

De retour de Chine, des tonnes de photos, de bons petits plats, de nouveaux amis et d’agrèables souvenirs.

Retour de Chine

Survol de la Finlande au retour, pays de Linus Torvalds…

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